Une part importante de l’activité économique du département se joue en été. De juin à septembre 2025, les Hautes-Alpes auront accueilli 2,5 millions de visiteurs, soit près de la moitié de la fréquentation touristique annuelle.
La saison n’est pas encore terminée, pourtant le bilan touristique de l’été est d’ores et déjà positif pour les Hautes-Alpes. Avec un taux d’occupation des hébergements marchands de 50,5% et une hausse attendue de +1,4 point pour l’ensemble de la saison en comparaison avec l’année dernière, les Hautes-Alpes continuent leur marche en avant. En dix ans, le Produit Intérieur Brut de la filière tourisme du département a progressé de +50%, le secteur génère 26% du PIB global et demeure la locomotive d’une économie qui s’est largement diversifiée en une décennie (919 M€ de chiffre d’affaires – 312 M€ de consommations intermédiaires = 607 M€ de PIB tourisme).
Taux d’occupation des hébergements touristiques des Hautes-Alpes et variation versus été 2024 (Source : ADDET/G2A)
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Juin : 31,5% (+3,4 pts)
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Juillet : 57,4% (+0,4 pt)
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Août : 72,5% (+2,1 pts)
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Septembre : 22,1% (+0,1 pt)
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TOTAL : 50,5% (+1,4 pt)
Après une fin juin record et un début de mois de juillet correct, nombre de destinations et de professionnels ont accusé un trou d’air après la mi-juillet, le mois d’août a quant à lui, été particulièrement bon. Le week-end du 15 août 2025, les Hautes-Alpes ont enregistré un pic de fréquentation inédit avec plus de 436 000 personnes présentes dans le territoire (locaux + visiteurs en séjour et journaliers). Si la tendance estivale est globalement à la hausse, cette évolution masque des disparités selon les destinations, les pratiques et les professionnels. Cet été, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.
Les gagnants
1. Les Campings
Affectés par les intempéries dans certains massifs ces dernières années, c’est cette catégorie d’hébergements touristiques qui progresse le plus (+3,3 pts).
Affectés par les intempéries dans certains massifs ces dernières années, c’est cette catégorie d’hébergements touristiques qui progresse le plus (+3,3 pts).
2. Les aoûtiens
L’écart de nuitées entre les juillettistes et les aoûtiens est grandissant et assez préoccupant (+15 pts de taux d’occupation).
3. Les clientèles étrangères
Ces dernières sont toujours plus nombreuses et diverses (33%, +3 pts), elles offrent assurément les meilleurs leviers de croissance pour l’avenir, en juillet notamment.
4. Les jeunes
Le renouvellement des clientèles se confirme, la part des jeunes parmi nos clients ne cesse de croître (47% de nos clients ont moins de 35 ans).
5. La haute montagne
Si Serre-Ponçon affiche toujours un taux d’occupation plus élevé que la moyenne départementale (64,5% versus 50,5%), ce sont les Hautes Vallées notamment celle de La Clarée qui affichent la meilleure performance (69,8%). La dynamique de croissance penche aussi du côté de la haute montagne, des refuges, des parcs naturels (Ecrins, Queyras) et des villages d’alpinisme de la Vallouise, du Valgaudemar ou du Briançonnais (+2,4 pts pour l’ensemble).
La question : la consommation
Beaucoup ont évoqué au fil de la saison une baisse de la consommation avérée ou ressentie, en lien avec la conjoncture économique et le pouvoir d’achat. Sans doute, mais au moment où les efforts de diversification et l’attractivité croissante des destinations en été ont conduit à la multiplication des offres marchandes et des établissements ouverts (notamment concernant les loisirs et les commerces de bouche), il semblerait surtout que les touristes adaptent leurs comportements d’achat et arbitrent avec exigence leurs choix de dépenses.
Pour connaître avec précision le chiffre d’affaires touristique de l’été, il faudra attendre encore un peu. Pour autant, nous tablons in fine, sur une convergence des tendances de consommation et de fréquentation pour 2025.
Enfin, 91% des visiteurs (chiffres remarquablement élevé) sont satisfaits de leur séjour dans les Hautes-Alpes et imaginent y revenir en vacances. De quoi préparer avec enthousiasme l’été 2026.
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